Message caché, message loupé ? spécial #covid

Ma petite histoire commence par un virus, une « petite grippe », un Coronavirus pour être précis. Il y a eu des malades, des morts, un confinement, un déconfinement. Cette histoire là, tout le monde la connait.

Je voudrais en venir à ce qui s’est passé ensuite – en terme de communication et de messages publicitaires, car nous sommes là pour parler principalement de ce sujet.
Certes, tout le Monde de la Com’ a été chamboulé pendant la crise. Exit les publicités Promovacances, Durex, CenterParcs ou Peugeot, bienvenue à Carrefour, Danone , Free, Nivea…

Et alors, c’est quoi la publicité du monde d’après ?

Sans avoir moi-même la réponse, j’ai tout de même relevé quelques messages cachés « spécial #covid » de manière délibérée ou non d’ailleurs, qui m’ont fait sourire. Peut-être que ça n’a fait sourire que moi.

Avez vous pris l’autoroute ces dernières semaines ?

Vous avez certainement repéré les messages assénés tous les kilomètres : « COVID-19, limitez les contacts », etc.
Dernièrement, était affiché « COVID-19, protégez vos proches ». Croyez-le ou non, le panneau défectueux devant lequel je passais affichait « COVID-19, protégez vos poches« .

Hé oui, comme quoi, c’est important aussi ! Aujourd’hui, le message a été remplacé. Il n’est plus question de protéger sa famille, ses amis… ou son argent, mais les agents de la route. Je m’interroge encore sur le lien et surtout quelle serait la prochaine étape. Affaire à suivre.

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Bon, je le redis, le message doit être limpide lorsqu’on passe rapidement près d’un panneau, quel qu’il soit. « Prenez soin de vous » aurait peut-être suffi.

Toujours sur la route (oui, je circule souvent), j’ai l’occasion de passer devant une célèbre enseigne de malbouffe (pardon, de restauration rapide à consommer avec modération). Amusant de voir également comment les grandes enseignes font face à une crise. Mais je dois vous dire que ce matin, leur affichage m’a particulièrement atterrée. Encore une fois, on va dire que je cherche la petite bête, que c’est un peu gros, non mais quand même…

Toujours est-il que la référence m’a provoqué un court-circuit dans le cerveau.
Voici ce que j’ai vu au feu rouge :

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FLU.
Littéralement : « la grippe ».

On a pu m’observer dans ma voiture m’exclamer seule : « … ils sont Sérieux ?! »
Nom de nom d’un petit bonhomme, pourquoi diable ont-ils organisé leur publicité de cette manière ? On ne voit que ça ! Flu flu flu ! Grippe grippe grippe. Surtout que l’arbre masque le reste. Ce n’est qu’en avançant que j’ai fait le lien avec le dessert Mac Fleurry, pour lequel il manque donc la moitié des lettres.
Pour ceux qui seraient tentés par un autre jeu de mots en disant que ma photo est FLU, je rétorquerai qu’en temps normal, on n’est pas censé capturer des messages publicitaires en conduisant. Même au feu rouge. Non mais…

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Allez, c’est tout pour aujourd’hui !

Pour finir, je vous laisse avec une perle que j’ai retrouvée dans mes archives de 2015 : laissez parler votre imagination ; en ce qui me concerne, je ne sais plus par quoi commencer… l’image ou le texte ? Non mais franchement…

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Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

Une charte pour les éditeurs et libraires

Situation exceptionnelle liée au covid-19 : une charte pour les éditeurs et libraires indépendants du Grand-Est.

La Confédération de l’Illustration et du Livre, en lien étroit avec la Région Grand-Est et les acteurs du Livre dans la région, a publié cette semaine une Charte pour les ÉDITEURS ET LIBRAIRES INDÉPENDANTS DU GRAND EST.

Dans un moment crucial tel que celui de cette épidémie qui a frappé durement toute l’économie du secteur culturel en France, les Éditeurs et Libraires du Grand Est sont invités à s’associer afin – tout simplement – de survivre…

Le document, étalé sur deux pages concises, fait dans un premier temps état de la situation.

Situation actuelle des Éditeurs Indépendants du Grand-Est

Riche de plus de cinquante maisons d’édition, la région regorge d’acteurs indépendants qui s’efforcent de promouvoir les talents dans le domaine littéraire ; elle peut s’enorgueillir.

Cependant, il est a craindre de nombreuses pertes dans ce domaine suite à l’épidémie de Coronavirus.

En effet, nombre de jeunes éditeurs diffusaient leurs premiers titres en librairie et la situation s’avère critique face à la « force de frappe » des grands groupes. Les petits éditeurs qui contribuent à la diversité et à la richesse culturelle ne peuvent lutter contre les moyens démesurés de ces groupes à échelle nationale et internationale.

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Le but de la charte

C’est pourquoi la CIL demande aux acteurs du livre, à échelle régionale, de se serrer les coudes, car tout le secteur est menacé par la crainte d’un effet domino.

Les Éditeurs s’engagent à étaler leurs publications, et à réassortir les libraires en collaboration étroite avec eux.

Les libraires s’efforceront de mesurer leurs retours pour ne pas surcharger les petits éditeurs dans leur capacité d’absorption.

 

Nous espérons tous que cette charte aura pour effet, à défaut de promouvoir, d’enrayer la déchéance des petites entreprises tellement frappés par cette pandémie.
Il est facile de commander le dernier « Chattam » sur Amazon. Il est aussi facile de se rendre dans votre librairie de quartier et de soutenir les éditeurs indépendants. Pour obtenir plus d’information, rendez-vous sur le site de la CIL.

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

Nourrissons-nous les uns des autres

Bonjour à tous

Allez, je suis en forme. Deux pour le  prix d’un. Faut soutenir les initiatives, il paraît. Alors c’est parti.

Je parlais d’un certain dédoublement de personnalité par rapport au commerce dans mon article précédent :
COMMENT LE CORONAVIRUS REND LE COMMERCE COMPLÈTEMENT SCHIZOPHRÈNE
où un commerçant affichait dans sa vitrine un message et son contraire.
Maintenant, c’est la CCI qui s’y met. En version cannibale en plus.

Qu’est ce que la CCI ?

La CCI est un organisme hautement important qui s’intitule en réalité : Chambre de Commerce et d’Industrie.

Certes, mais qu’est-ce donc ?

Tout entrepreneur connait son existence. En effet, pour faire simple, lorsqu’on ouvre une entreprise, le chef d’entreprise devient affilié à un organisme. Soit c’est un artisan et il dépend alors de la Chambre des Métiers, soit c’est un commerçant, il sera donc affilié à la CCI. On entend par commerçant tout magasin, restaurant, entreprise de service… Donc pas mal de monde.

Le but de la CCI, c’est… ?

Pour expliquer ce que je trouve un peu dérangeant dans l’affiche qui va suivre, il faut rappeler le rôle de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Quelle que soit la région, chaque CCI a pour mission d’épauler le commerce, d’aider les entrepreneurs, de leur proposer des formations pour rester à niveau dans leur métier, s’ouvrir à de nouvelles compétences… La CCI organise des concours pour valoriser les vitrines, l’accueil client, l’évolution technologique et numérique, bref, beaucoup de choses.

Voilà donc le dernier message de la CCI… J’avoue, j’ai flouté les références, non pas par peur des représailles, mais parce que ça ne se fait pas de jeter l’opprobre sur un organisme aussi respectable qu’une CCI ; je le répète, je suis persuadée que l’intention était bonne.

Non, vraiment sincèrement, sans ironie cette fois. ça m’arrive, je vous assure.

Pour soutenir les commerçants, il faut les bouffer !

Holà Holà Holà… que… quoi ?

Oui, vous avez bien lu. Il y a quelque chose de dérangeant là dedans, non ?

Retraçons le chemin de cette idée dans le cerveau d’une équipe de publicitaires de génie :
— LES MECS… on est en crise #covid19, c’est la mouise. Pour la reprise, il nous faut…
— Des rimes en [ise]. Tour de pise ! C’est penché, mais ça tient !
— Non, je voulais dire… Il nous faut une idée qui frappe fort.
— Une nana avec des gros bras et un tatouage !
— Une nana avec un tatouage ? Vendu : ça tabasse bien, on garde. Mais je pensais à quelque chose de plus subtil, de plus SAFE, de meilleur pour la santé !
— On peut recycler la campagne 5 fruits et légumes par jour !
— Super, on va prendre ça. Ça va envoyer du pâté !

Voici le résultat.

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Première lecture, OK on a compris qu’il fallait aider les commerçants de sa ville.

Deuxième lecture, malaise.

Rappelez vous la lecture en Z (déjà dit ici : Promotion x 1000)

  1. Je n’ai pas envie de me faire cogner par cette nana au demeurant souriante, sportive et bien faite aux cheveux mal photoshopés, qui me renvoie à ma propre image de personne confinée devant ma TV avec des chips en train d’enrager.
  2. Consommer (en gros) 5 artisans et commerçants par jour. Je note le « ER » de ConsommER qui implique le lecteur comme sa propre pensée. Pas de « EZ ». Ce n’est donc pas un ordre, c’est une incitation. Bon point [oui, y’en a !].
    Petite pause. OK, je connais bien la référence des cinq machins par jour. Pourquoi pas alors, une image de fruit ou de légume ou autre, je dis ça, je dis rien, je ne fais que suggérer. Critiquer, c’est acide, c’est facile. J’aime.
    Attendez deux minutes. Consommer. ça veut dire manger, non ? Manger, absorber, ingurgiter, ce que vous voulez… Mais les bouffer, quoi ! Alors, m*** : les pauvres, ils se sont déjà fait détruire à moitié par une épidémie de coronavirus, vous voulez les achever ?
    Google (Android 10) Réfléchissez aux référentiels, aux doubles sens des messages, bon dieu ! Quelque chose qui part d’une bonne intention, de quelque chose bonne pour la santé, parle en réalité de Destruction !
  3. On enfonce le clou. C’est BON pour moi et pour ma ville.
    «Espèce de demeuré. On te dit que c’est bon. Cesse de chercher plus loin, enfin !»
  4. Hashtag – parce que c’est toujours HIPE de mettre un Mot-dièze quelque part : #moncommerçantdanslapeau .
    Quoi? Quel rapport ? Je le bouffe et ensuite il fait partie de moi ? Je mange donc je suis ?
    …🙄 Rhoo, je viens de voir que le tatouage de la sportive, c’est écrit Boucherie, quoi ! Elle s’est fait tatouer «I love boucherie Albert». Franchement !!? C’est pas un peu extrême ? Et puis ça n’a aucun rapport avec les 5 fruits et légumes ! On va où, là ?

— Bah, t’aurais fait mieux, toi ?
— Bien sûr, j’aurais fait mieux, quelle question. On peut toujours faire mieux. C’est pour ça que je critique. Non mais !

Allez, n’oubliez pas de vous repaître de vos cinq commerçants, y’a de quoi se nourrir surtout… le buraliste du coin, il est bien grassouillet, celui-là. Pensez à vous équiper d’une bonne scie, de quelques bâches, et d’un grand congel.
Et portez votre masque bien-sûr !

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

Comment le coronavirus rend le commerce complètement schizophrène

Bonjour à tous

Je tiens à m’excuser par avance pour cet article emprunt d’un certain humour noir teinté de craquage, que tous ne peuvent pas comprendre. Avis aux âmes sensibles, merci de ne pas lire ce qui suit ou de mettre cela sur le compte d’un confinement trop long qui a atteint mon discernement mental de manière sévère (<- humour). Milles excuses. 😕

C’est parti.

Alors qu’il existe une foultitude d’articles sur le COVID19, il n’est pas question ici d’un écrire encore un nième.

Tout le monde sait que cette « bonne et heureuse année 2020, bonne année, bonne santé… » est à refaire; il y a clairement un truc qui a déraillé.

Alors qu’on peut affirmer avec certitude que tout le monde est inquiet, que cela soit dans la sphère personnelle que professionnelle, certains artistes se mettent à chanter pour redonner du courage à ceux qui travaillent encore et certains commerçants usent et abusent de l’humour pour ne pas sombrer.

(des petites chansons au fil de l’article d’ailleurs, pour vous, c’est cadeau).

En revanche, quand on arrive en ville ♫ c’est la panique sur les boulevards… Tout l’monde change de trottoir… on a pas l’air virils mais on fait peur à voir…

Pardon, je m’égare.

Je disais, lorsque je circule en ville [enfin] sans attestation, mais avec un masque (et des gants avec du gel, une combi anti-radiation, tutti-quanti), cet humour de commerçant frise la shizophrénie.

J’ai croisé quelques messages affichés dans une vitrine de droguerie, à Strasbourg, qui m’ont fait plus peur que ceux du gouvernement.

Petit aparté sérieux

La vitrine est, rappelons-le, ce qui est censé attirer en premier lieu le client, avant qu’il ne rentre dans un magasin réputé ouvert.

Méthode AIDA de base du commercial :
Attention – Intérêt – Désir – Action
valable aussi en Dématérialisé #coronavirus.

Retour au commerce frappé par le Coronavirus

Voici les messages collés sur la vitrine grillagée (sur un magnifique support A4 Paysage – papier 90g offset – écriture Arial en noir et rouge caractère 50 en CAPITALES sur fond blanc, avec quelques CLIPART et du surlignage JAUNE – Si, si, y’a de l’effort, je vous dit !) :

  1. Nous avons du GEL HYDROALCOOLIQUE – 100 ml – 3€. Bonhomme qui sourit, Pouce en l’air, Fois 3.
  2. (juste en dessous de la première) RUPTURE DE STOCK – NOUS N’AVONS PLUS DE GEL HYDROALCOOLIQUE – NOUS ATTENDONS DES LIVRAISONS PROCHAINEMENT. Bonhomme qui sourit, Pouce en l’air, mais Retourné ! Fois 8. Pour être sûr.

    — Attention, petite pause.
    Qu’est ce que ça coute à ce monsieur (parce que c’est forcément un monsieur, le gérant – oups ), lorsqu’il colle l’affiche de rupture, d’enlever la première affiche ? franchement…

  3. QUI VEUT GAGNER 5000€ : en fait on apprend que la droguerie est à vendre, et le patron vous donne 5000€ pour vous motiver.

    Waou. Original. Et peut-être moins cher qu’un agent immobilier. Ceci-dit, il y a toujours les horaires d’ouverture et ledit magasin ouvre ses portes à 10h.

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Donc on a une droguerie qui est à vendre, mais qui fonctionne encore cahin-caha; qui a du stock de gel oui ou non, on ne sait plus. Au final, peu importe la vérité, mais l’impression que cela donne en passant rend totalement schizophrène.

Manquait plus que ça.

Un message clair vaut mieux que deux pas clairs

En conclusion, de manière sérieuse

Lorsque vous affichez un message, qu’il soit publicitaire, politique, revendicatoire ou que sais-je : veillez à ce qu’il soit intelligible à minima…

Peu importe si vous êtes en train de vendre, en train de divorcer ou en train de mourir. Le client s’en fout. Il pourrait même, au contraire, profiter des faiblesses que vous affichez. Ne jamais montrer que vous êtes aux abois, en supplication, au bord du gouffre, au bout du rouleau.

C’est horrible ; c’est le commerce.

Et je terminerai là-dessus : j’ai mal aux mains. Ce n’est pas à force d’écrire, c’est ma peau qui se déchire à cause de ce fichu gel bactéricide utilisé 150 fois par jour. Idée de prochain article : et si le gel hydroalcoolique devenait un produit de beauté en y ajoutant 50% de crème hydratante ?

Sans oublier :

Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés (…)
Entrez dans la danse, voyez comme on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.

Google (Android 10)

Bonne journée à tous ! 🤷

Émilie COURTS

Promotion x 1000

Voici une nouvelle affiche que j’ai aperçue à plusieurs endroits de la ville.
Un groupe, mille clients, mille merci.

Réaction ?

ça me fait une belle jambe.

Quel est le but de cet affichage grand format ? Dire que c’est une bête de groupe trop fort et trop cool ? Dans ce cas, mille clients est-ce vraiment beaucoup ? Un boulanger a de quoi se gausser. Et puis, de quoi s’agit-il ? En bas on constate Promoteur – constructeur. Ah, ce n’est donc pas un boulanger. Donc effectivement, mille clients c’est peut-être bien, enfin tout est relatif. 1000 clients en combien de temps ? 30 ans ? ah ouais… cool… c’est vraiment bien, ça, mille clients en trente ans ? Je n’aime pas les affiche qui posent trop de questions et me laissent perplexe, vous l’avez compris.

Quoi, je suis d’humeur railleuse ?

Un point important qui s’applique à cette affiche 4/3 :

La lecture en Z.

Qu’est ce que c’est que cette bête là ?

Les scientifiques et surtout les hautes personnalités du marketing ont eu recours à ce qu’on appelle l’eye-tracking pour analyser la lecture des publicités. La conclusion de cette étude très sérieuse, c’est que – sauf élément perturbateur, du genre Sexe ou assimilé, présenté de manière ostentatoire pour perturber tout le monde – la lecture d’une publicité se fait en Z. Comme un Z donc de haut en bas.

  1. Le logo

  2. Un petit truc qui pétille

  3. Le message principal

  4. Informations complémentaires

1. Le logo

Ici, on lit donc théoriquement en premier LCR.

C’est qui ? Connait pas.

Le sous-titre qui est censé expliquer le logo est trop petit. 1er point flop.

2. En haut à droite

Ensuite, 30 ans. Super, c’est la fête. On va m’offrir quelque chose ? Une promo ? Un produit gratuit ? Regain d’intérêt.

3. Message principal

Vient le message central : 1 groupe. Bon… Je suis confortée dans l’idée que LCR est une entreprise et pas un supermarché. Mais si c’est un groupe ils sont donc plusieurs.

1000 clients. Là pardon, mais ça me laisse vraiment dubitative sur la performance. Parce que j’imagine que, comme le commun des mortels, je n’ai aucun élément de comparaison de performances des ventes dans le domaine de l’immobilier. Donc ça ne parle pas. Fallait il faire un comparatif ? Indiquer 1000 nouveaux clients par semaine ou quelque chose du genre ?

Ensuite, le gros coeur, et 1000 mercis. Il y a donc 1000 mercis pour 1000 clients. Super. Je ne suis pas concernée par cette publicité. Cette pub s’adresse à 1000 personnes. Aucun intérêt.

Mieux aurait-il fallu envoyer un courrier personnalisé à ces mille clients avec un porte-clé ou un stylo en cadeau. Cela aurait eu le même effet de « remerciement » et sans doute plus d’impact pour le même budget.
En plus, c’est presque certain que les 1000 clients dont il est question ne voient pas tous cet affichage. Donc il y a des « mercis » qui s’envolent. De l’argent qui s’envole.

4. Informations complémentaires

Poursuivons notre lecture en Z : promoteur – constructeur. Bien.

En conclusion…

Maintenant je sais que si j’ai besoin de faire construire quelque chose, je ne ferai pas appel à eux. En temps que prospect (et éventuel futur client), je préfère la perspective d’avoir mon stylo en cadeau plutôt que « mon » argent qui s’envole dans une campagne de communication inefficace.

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

Quel humain pour demain ?

Encore un exemple d’affichage à la pertinence douteuse.

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Je vais finir par les collectionner.

Quel humain pour demain. OK, le message fait réfléchir, c’est déjà un bon début. Le visuel est sympa, on imagine de la cybernétique, l’éthique, la robotique, tout ce qui finit en « tique ». Mais on « tique » sur une question :

Qu’est ce que c’est, bon sang ?

Quelques informations supplémentaires permettent de nous creuser la cervelle. L’espace réservé aux logos est immense. On distingue le logo de la ville, de la région, du ministère et quelques logos qui ne me parlent pas.

Mais c’est qui, c’est quoi ?

L’hypothèse la plus probable est qu’il s’agit d’une conférence.

Oui, d’accord, mais dans ce cas : où, quand, comment ?

Ah, mince, en zoomant je viens de voir que c’était écrit. Mais qu’est-ce que c’est petit !

La personne intéressée doit alors FAIRE L’EFFORT de prendre son mobile (au volant ?) pour noter l’information et chercher toutes les informations sur Google. Chose que j’ai faite (pas au volant) mais les résultats de recherche n’ont pas été pertinents. Quel humain pour demain; Quel humain pour demain Strasbourg ; Quel humain pour demain 2020 Strasbourg… après plusieurs tentatives avec des mots clés aléatoires, j’ai laissé tomber.

C’est vrai que je n’étais pas forcément absolument intéressée par ce « truc ».

Mais quand même, autant d’efforts… ?

J’aurais donc plusieurs conseils à formuler par rapport à ce type de communication.
Sur un support géant type 4/3, je le redis, rappelez vous que les gens sont en train de conduire. Il faut un message en grand caractères, mais un message pertinent qui répond tout de suite à toutes les questions !

Les gens sont fainéants. S’ils ne sont que moyennement interpellés, il faut qu’il puissent tout de suite savoir de quoi il s’agit : quoi où quand comment combien.

Les logos, c’est bien pour la réputation, le sérieux, etc… mais est-ce que tous les logos sont connus ? Est il vraiment intéressant de tous les mettre ?

Une dernière chose : si la personne a vu l’information, noté l’information, fait l’effort de chercher les renseignements sur Internet… il faut Absolument que le référencement fasse sortir votre événement sur Google en première ligne avec les mots clés les plus pertinents possible. Et ça c’est un vrai travail.

C’est à vous de mâcher le travail, sinon l’investissement dans votre affichage aura un retour quasi nul ; avouez que ce serait quand même dommage…

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

Drôle de cuisine

Cela fait plusieurs fois que je vois des annonces de cuisinistes avec un message martelé en caractères tellement imposants qu’ils recouvrent parfois le reste du visuel. On ne voit même plus la cuisine, juste le nom de l’enseigne.

Mais quel est donc ce message ?

Il s’agit de la fameuse TVA offerte.

Alors que l’habitude affiche « liquidation totale, remise monstre, jusqu’à -70% sur notre stock de chaussettes », les cuisinistes semblent attachés à cette sacro-sainte « TVA offerte ». Je me demande bien pourquoi. Mais surtout, la question qui me taraude, au delà du pourquoi, c’est le :

Combien ?

Honnêtement, qui d’entre vous est capable de me donner la TVA d’une cuisine ? Sans tricher, hein ? Est-on à 20%, comme un produit de consommation ? 19%, parce que c’est un produit allemand ? 10%, parce que c’est du service à emporter ou 7% parce que c’est de la TVA artisanale réduite ? Je ne pense pas quand même au taux de 5.5% qui est normalement réservé aux produits alimentaires.

Quoique… c’est une cuisine.

Alors parmi tous ces taux de potentielle réduction, lequel est le bon ? S’applique t il aussi sur la pose ou juste sur le matériel ? Sur l’électro ménager ou juste sur les planches ?
Oui, je me pose beaucoup de question à partir de deux mots, justement parce qu’ils sont trop gros.

Parce que si c’est pour me retrouver avec 5.5% sur deux planches, ça me ferait grincer des dents…

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

Spécial COVID19, la consommation en crise

On le sait, c’est une évidence. La publicité est un des premiers secteurs touchés lorsque arrive une crise financière, sanitaire, etc. Les informations tombent au compte goutte, mais voici déjà un chiffre :

  • le secteur de la publicité télévisée a perdu entre 30% et 40% en temps de diffusion.

Cependant, ce chiffre est inégal en fonction des secteurs.

En effet, vous l’avez peut-être déjà remarqué : exit les publicités pour les voyages, les voitures ou les parfums de luxe, place aux produits de consommation courante tels que les soins du visage, les forfaits mobile et… la nourriture évidemment. Abondamment.

Lorsqu’une crise surgit, il est nécessaire de compenser l’angoisse par des messages les plus rassurants possible, faire presque comme si de rien n’était.

Rassurez vous, on vend toujours de la bouffe !

C’était l’exemple presque le plus visible et le plus terrifiant lors de la crise de 2008 : la désertification des affiche et les panneaux publicitaires tombant en lambeaux, couverts de rouille…

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Et comme vous le savez déjà, la crise du coronavirus de 2020 annonce une récession plus grave que toutes celles connues depuis la seconde guerre mondiale. Elle serait équivalente à la crise de 1929.

Bon, ça ne me parle pas, j’y étais pas.

Enfin, tout le monde le sait, c’est la m… mouise, et les premiers professionnels touchés sont ceux travaillant dans les secteurs non essentiels. Ceci dit, tout le monde sera impacté, et gravement.

Quoi ? …si j’ai une solution ?

Personnellement en plein dedans, je m’appuie sur les nouvelles technologies et Internet pour dématérialiser au maximum, tant que c’est encore faisable, car on parle déjà de saturation des réseaux. En tout cas, je ne compte pas croiser les bras et attendre la perfusion annoncée du gouvernement. Certes, on ne crache pas dessus, hein, mais en attendant, d’ici que ça arrive, mon comptable se gratte le menton.

Alors, courage : si vous travaillez dans la publicité ou secteur similaire, c’est le moment de prospecter les secteurs essentiels : nourriture, produits pour la maison, santé… mais avec moult pincettes ! il ne faudrait pas que vous passiez pour un rapace de service… Vous pouvez vous tourner vers la monétisation des blogs, des chaines YouTube, vous réorienter vers le marché des particuliers pour leur vendre des services légèrement détournés de ce que vous proposiez aux pros.

Des applications comme WAZE ou ONCE sur mobile en ont profité pour étoffer leur offre. ONCE, qui est une application de rencontres a implémenté une fonction « vidéo » rencontre. WAZE a supprimé la possibilité d’indiquer les contrôles de police. Des sites internets se sont refaits une beauté, se sont modernisés ou proposent des nouveautés, comme www.echo-editions.fr qui accepte désormais les paiements par carte bancaire en ligne sur un formulaire sécurisé.

OK, tout bon chef d’entreprise a déjà réfléchi à cela je suppose.

Bref, ne vous laissez pas abattre et profitez de vos heures de confinement lorsque les enfants dorment pour enfin… vous transcender ?

Prenez soin de vous.

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

C’est bueno

Je l’attendais, le voici. L’exemple illustrant parfaitement le principe de base :

Attention au support que vous utilisez lorsque vous communiquez.

Vous ne voyez rien ? Moi non plus. Nous sommes en situation réelle de conduite, arrêtés au feu rouge. Feu rouge qui dure longtemps; il y a clairement du potentiel. Pourtant, à moins de mettre le nez sur l’image, et encore, on ne voit qu’un globi-boulga de mélasse couleur or.

De quel produit s’agit il ? Quelle marque ? De quoi ça parle, qu’est ce que c’est, qu’est ce que tu me veux? tu cherches quoi ? Laisse moi tranquille, je ne comprends rien.

Pire encore, lorsqu’on s’approche, on voit enfin un microscopique logo.

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Ah, Kinder Bueno ! … Kinder Bueno ? WTF ?

Même en ayant l’information, on se creuse encore la cervelle.

Où il est, le Kinder Bueno ? Ah c’est ce truc tout éclaté, là ? OMG ! Quel est l’intérêt ? Voir ce qui y’a dedans ?

Réussite : bof. Rien ne vaut la bonne coupe transversale classique avec les quelques éclats tout autour pour le croustillant.
Non seulement ce n’est pas ragoutant, mais en plus, c’est fouillis. Lorsque je mange un Kinder Bueno (même si j’en mange pas), j’ai pas forcément en tête son image en pièces détachées.

Du coup pour cette campagne, je dirais FLOP.

Pourquoi ? Parce que de loin, on ne voit rien, et de près, lorsqu’on a compris, j’ai un gros doute sur l’impact du message. Pour la simplicité et l’efficacité, rien de tel que le logo « Adopte un mec » sur fond noir.

Circulez, tout est dit.

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS

Du nouveau neuf

Bonne communication / mauvaise communication ?

Voici un exemple amusant.

D’abord, les bons points : le vert, écologique, avec les logos en dessous. On ne s’y trompe pas, on a bien compris le label, pas de doute possible. « Devis gratuit » est bien visible également. En revanche, on se demande si cette pancarte à été réalisée par un professionnel de la communication.

En effet, en lisant attentivement le texte (chose qu’il est possible de faire car elle est bien visible et à côté d’un feu rouge dans cette rue), on remarque un fabuleux pléonasme. Une nouvelle rénovation. Existe-t-il des anciennes rénovations ? A n’en pas douter, la rénovation, ce sera du nouveau, nouveau ! Avec cette entreprise, pas de recyclage ! Rien de grave, mais plutôt drôle, on pourrait même se demander si cela est fait exprès. Mais quitte à insister sur le côté nouveau, il aurait peut-être fallu réfléchir à un autre qualificatif.

A la réflexion, il s’agit éventuellement d’insister sur le sens « un nouveau chantier », pour dire qu’il s’agit d’un professionnel expérimenté qui n’en n’est pas à sa première rénovation…
En tout cas, l’objectif de l’affichage est réussi car il a réussi à attirer l’attention, même si c’est par une petite facétie de la langue française !

A retenir :

Dans tous les cas, avant d’imprimer une communication quelle qu’elle soit (affiche, flyers, cartes de visite) prenez bien attention au sens parfois caché, aux double sens ou aux connotations des mots que vous utilisez. N’hésitez pas à montrer votre projet à un professionnel ou à un relecteur/correcteur !

Bonne journée à tous !

Émilie COURTS